J'avance doucement parmi vous
être humains de cette planète bleue,
Moi, pauvre extraterrestre qui, partout
Continu, un pas puis deux.
Partout, jour et nuit,
Toujours courir après la vie
Qui fuit un peu plus chaque seconde
Et qui ravive cruellement
Les erreurs qui se morfondent
Seules, elles attendent patiemment
D'être reprises,
Consultées et comprises.
Pauvre idiote que je fais
Je n'arrive qu'à pleurer
En employant l'imparfait
Pour ne jamais le nommer.
Qui est-ce déjà ? Mais un ami,
Bien plus... tout est fini ?
J'arrête pour ce soir,
J'allume un feu, de joie.
Sur ce chemin sans trottoir
C'est un cheval que j'aperçois.
Je le prenais pour une licorne.
Le soleil met sa plus belle couronne
Pour aller se coucher.
La Lune prend sa place, c'est beau
Comme cérémonie vue d'un pré.
J'ai mal, et que des placebos...
Ce n'était qu'un mirage, firelicorn,
J’ai cru en toi... Quelle conne !!!!
Je reprends ma route
En laissant le feu derrière,
Unique trace de mon passage, nul doute.
Ce feu qui se meurt va bientôt se taire.
La douleur est insoutenable,
Aussi bien physique que morale
Et aucun médicament n’agit.
Si on ajoute la déception :
Un rêve de gamin détruit,
Est-ce une punition ?
Se plaindre, c’est banal
Immature et fatal.
Si ce rêve c'était réalisé,
Aurais-je côtoyée les fées ?
En serais-je devenue une ?
A cette question, il n'y a aucune
Réponse. Et puis, tout simplement
Aurait-il eu quelqu'un pour me tirer du néant ?
Vous aurais-je rencontrer ?
Marins et amis de rpg ?
Je ne peu pas dire que la vie
A été injuste. C'est pourquoi je la poursuis.